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LE M.U.R de Bordeaux [performance] N°43: Stéphane Carricondo

21 décembre 2018 -18 h 00 min - 23 h 00 min

Après une interruption momentanée, le M.U.R de Bordeaux revient en force avec l’artiste Stéphane Carricondo pour la dernière performance de l’année 2018.

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LE M.U.R DE BORDEAUX :

Modulable, Urbain, Réactif

� Un rendez-vous urbain pour tous

� Un nouveau lieu de vie culturel

� Une plate-forme créative et récréative

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L’association Pôle Magnetic présente le M.U.R. de Bordeaux, un espace d’expression artistique dans le texte urbain insufflant dans la ville un regard esthétique, poétique et culturel.

De Septembre 2018 à Juin 2019, figures emblématiques et jeunes talents habilleront d’un supplément d’âme ce tableau mural de 35m² avec des créations originales et éphémères, empruntant à l’affichage publicitaire son format et ses rituels.

Passerelle entre un quartier et une démarche artistique, ces rassemblements périodiques auront pour vocation de faire découvrir toutes les nuances de l’Art Urbain au plus grand nombre par des performances « In Situ » et de formation ou de sensibilisation aux techniques de réalisation.

Acryliques, encres, aérosols, collage sont autant d’incarnations qui donneront vie à ce lieu aux allures de musée à ciel ouvert.

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Venez à la rencontre de l’artiste du 17/12 au 21/12 pour photographier sa performance.

Vernissage le 21/12 à partir de 18h00.

>>> Stéphane Carricondo

« Des Peaux-rouges criards les avaient pris pour cibles
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs. »
Arthur Rimbaud, « Le Bateau ivre »

Les constellations de Stéphane Carricondo.
Membre fondateur du collectif d’artistes du 9ème Concept, Stéphane Carricondo propose aujourd’hui un travail en solo qui nous plonge au cœur de sa mécanique personnelle et de sa démarche esthétique. Prospections sans fioritures, très pures et spontanées. Avec cette étonnante série de crayons de couleur sur papier noir, l’artiste n’a pas peur de se dévoiler. Il nous donne en partage ses rêves, ses visions incarnés dans d’étranges personnages, masques, visages aux rayonnements atomiques qui se cristallisent dans des formes géométriques comme le carré, le cercle, le triangle, la pyramide.
Les figures qui composent cette cosmogonie rayonnante et originale semblent être inspirées d’une Amérique perdue où flottent encore les croyances fantastiques des Amérindiens comme celles d’une Afrique hallucinée faîte de fétiches, d’amulettes, d’idoles et de gris-gris. Les esprits de la forêt, des vents, des étoiles sont encore présents et il suffit d’un bout de crayon pour en donner la preuve.

Sur des papiers noirs où l’erreur est fatale car chaque touche de pigmentation, de coloration est ineffaçable et laisse des traces comme sur un fragile bois d’ébène, Stéphane se dégage de sa technique habituelle : loin des traits à la précision de scalpel chirurgical qui rendaient ses portraits aussi palpables et saisissants qu’une vision de photographie anthropométrique, il laisse ici libre court à son imagination avec beaucoup de plaisir et de manière totalement décontractée.

Dans cette nouvelle série, le dessin est très lâché. Il semble être démarré à l’aveugle par des spirales de plus en plus tournoyantes qui donnent vie à des globes, des billes, des pelotes d’atomes en fission ou en fusion définissant des espaces labyrinthiques. Du choc physique entre les éléments éclatent des étincelles de couleurs comme autant de poussières d’étoiles qui explosent sur toute la feuille de façon disparate pour créer un « chaoscosmique » pour citer Roberto Matta où tout horizon s’effondre devant l’effervescence des éléments. Au téléphone, sur un coin de table, dans un rendez-vous d’affaire, un soir de vernissage, à la maison avec son fils… Stéphane pratique continuellement une sorte de « gribouillage » spontané, point de départ pour les œuvres futures. Quand on s’approche de ces arcs en ciel sans gravité apparaissent des corps schématisés comme des statues primitives. On se retrouve au cœur du noyau dans une sorte de trou noir où l’on distingue peu à peu des formes anatomiques schématiques, des orifices en amendes qui dessinent des yeux sans pupille, des trouées circulaires pour la bouche, des bâtons hachurés pour les cheveux, de larges arabesques pour les bras. L’utilisation de la réserve de la feuille toute noire contraste avec le centre de la surface saturée d’ou émergent des figures aux têtes d’astres et aux jambes de lianes qui se gravent comme des comètes sur le vide de l’espace. Les différents passages de crayons multicolores sur le papier brut livrent des effets de matière rayonnante qui présentent la forme comme la cristallisation de l’espace. Les apparitions anthropomorphiques se dégagent à peine de l’éclatement des pigments.

Le parcours dans la feuille est guidé par une certaine symétrie géométrique faite de jeux de reflets et de miroirs qui donnent du relief au dessin comme s’il était vu à travers un prisme, un quartz ou une calcite, un spath d’Islande. Ceci permet des jeux de couleurs faits de biréfringences, de réfractions de la lumière. L’utilisation de crayons de couleurs permet de tracer autant de rayons lumineux comme pénétrants dans un cristal pour se diviser en plusieurs nombres et différentes variations de tonalités. Dans cette jungle des signes on assiste à une simplification, à une réduction des moyens. Epuration qui amplifie les détails des petites têtes crayonnées. Ses personnages à l’aura extraordinaire quasi irradiante sur la page anthracite diffusent dans leurs apparitions quasi spontanées le message très personnel de l’artiste. Idoles interplanétaires elles semblent habiter le plasticien nourri par ses voyages, ses découvertes et son goût des autres. De ces éclaboussures scintillantes comme dans un champ d’étoiles d’un ciel d’août se dessinent des constellations, des mirages célestes et astraux aux physionomies humaines. Mais ici le Petit Prince n’a pas quitté son astéroïde et quand on regarde de près les belles feuilles de l’artiste on entend encore son rire qui résonne comme des grelots. Dans ses derniers travaux produits de façon quasi obsessionnelle et automatique, Carricondo assume tous ses héritages pour explorer le monde magique des esprits hostiles ou bénéfiques : les mythes –« primitifs »- donnent forme aux hantises et aux espoirs et comme Rimbaud dans son Bateau Ivre, l’artiste nous embarque avec lui pour jouer aux Indiens, prêt pour un nouveau départ dans un autre voyage initiatique !

Renaud Faroux, Paris mai 2013.

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Douceurs culinaires et délicatesses littéraires assureront la convivialité de cette soirée.

– CATERING –
Restauration sur place.

– Et aussi une sélection d’ouvrages thématiques de la librairie mollat : https://www.facebook.com/Librairie.mollat/

– ACCES –
Ⓣ Tram B : arrêt Chartrons
Ⓑ Bus 4 : arrêt Gaussen
Ⓥ VCub : station Chartrons

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Cette initiative est soutenue par la ville de Bordeaux et le fabricant de peinture Unikalo.

Détails

Date :
21 décembre 2018
Heure :
18 h 00 min - 23 h 00 min
Catégories d’évènement:
,
Site Web :
https://www.facebook.com/events/591469794644441/

Lieu

Le M.U.R de Bordeaux
Place Paul et Jean-Paul Avisseau
Bordeaux, 33300
Site Web :
https://www.facebook.com/lemurdebordeaux